vendredi 25 mai 2012

SMARTPHONE


Smartphone

Part de marché au 3e trimestre 2010 des ventes de smartphones dans le monde par systèmes d'exploitation, selon Gartner1.

Un smartphone, ordiphone ou téléphone intelligent, est un téléphone mobile disposant aussi des fonctions d'un assistant numérique personnel. La saisie des données se fait par le biais d'un écran tactile ou d'un clavier. Il fournit des fonctionnalités basiques comme : l'agenda, le calendrier, la navigation sur le web, la consultation de courrier électronique, de messagerie instantanée, le GPS, etc.Sommaire
1 Terminologie
2 Histoire
3 Données personnelles
4 Technique
4.1 Systèmes d'exploitation
4.2 Normes de communication haut débit
5 Économie
5.1 Marché mondial
5.2 Marché chinois
5.3 Marché français
5.4 Marché américain
6 Marché européen
7 Usages professionnels
8 Notes et références
9 Annexes
9.1 Articles connexes

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Terminologie

D'autres dénominations sont utilisées : comme « téléphone intelligent » au Canada francophone2, « ordiphone », ou « terminal de poche » (TP).

Les termes officiels en France sont « terminal de poche » et « ordiphone »3, un mot-valise formé à partir des mots « ordinateur » et « téléphone ». Au Québec, « téléphone intelligent » est le terme recommandé mais « ordiphone » est accepté comme synonyme4.
Histoire

Le premier smartphone, l'IBM Simon (en), fut conçu en 1992. Mais à l'époque, la téléphonie mobile en est à ses débuts, et il faut attendre 10 ans pour que les réseaux évoluent (avec l'arrivée du Edge et de la 3G/3G+). Les principaux fabriquants de téléphones de l'époque se lancent dans l'aventure (comme Nokia, le leader de l'époque, LG ou Samsung), ainsi que de nouvelles sociétés spécialisées dans les smartphones (comme Research In Motion avec le Blackberry). L'OS de référence est alors Symbian

Le tournant se déroule en 2007, avec la sortie de l'IPhone, le smartphone d'Apple. Il révolutionne le marché par ses performances exceptionnelles, son interface tactile très fonctionnelle, et l'App Store qui permet de télécharger des applications qui fournissent des services sur mesure pour le téléphone. Le succès est immense et les smartphones sont démocratisés. Face à ce marché très prometteur, les constructeurs adaptent leurs produits, et Google rachète fin 2007 la startup Android qui développe un système d'exploitation pour smartphone, et qui commence à équiper de nombreux constructeurs (comme Samsung ou HTC).

En 2010, le marché des applications dépasse les 2 milliards de chiffre d'affaires, et Microsoft lance son OS, Windows Phone 7 qui équipe notamment les Nokia. 2011 est l'année du croisement entre les smartphones et les téléphones classiques, qui se vendent désormais moins bien dans plusieurs pays (dont la France5). Une course à la performance se met en place, qui n'est pas sans rappeler celle des PC au tournant du XXIe siècle. Les processeurs sont désormais double, voire quadri-cœurs, atteignent des fréquences de près de 1,5 Ghz, et iOS et Android se livrent une bataille sans merci pour devenir le système d'exploitation de référence.
Données personnelles

Les smartphones, et notamment leurs applications téléchargeables, transmettent en temps réel aux sections marketing des fournisseurs de services des données personnelles des usagers, le plus souvent sans leur consentement6. Ces données sont savamment analysées, mettant ainsi en œuvre un véritable profilage et une segmentation des usagers. Selon Meghan O'Holleran, directrice de la section mobile et publicité dynamique de la régie publicitaire américaine Traffic Marketplace, « c'est comme ça qu’on peut tout tracer, en regardant quelles sont les applications téléchargées par le mobinaute, leur fréquence d’utilisation ainsi que le temps qu’il y passe »6.
                        
Il est de plus impossible de désactiver a posteriori le traçage de l'usager qui ne peut donc exercer aucun droit à l’oubli. Il est aussi impossible d’effacer l'identifiant unique d'un smartphone7,6,8. Une part importante des producteurs d'applications ne fourniraient pas de règles de confidentialité : 45 sur 101 applications testées lors d'une enquête du Wall Street journal7,6,8.

Selon Max Binshtok, créateur de DailyHoroscope, une application sur Android, la publicité ciblée, basée sur le lieu où se trouve l'utilisateur, rapporterait de deux à cinq fois plus que la publicité classique. Au point que certaines régies publicitaires souhaitent aussi récolter des renseignements comme l'« origine ethnique [voir marketing ethnique], les revenus, l'orientation sexuelle et les opinions politiques6 ».

L'enjeu de la protection des données personnelles dans ce cadre est celui du respect de l'autonomie de volonté ; plus de cinq millions de personnes, 10 % de la population, utilisent en 2010 des smartphones6.
Technique

8 smartphones de taille différentes commercialisés en 2010 et 2011.

Il peut permettre d'installer des applications additionnelles sur l'appareil. Les applications peuvent être développées par le fabricant, par l'opérateur ou par n'importe quel autre éditeur de logiciel.
Systèmes d'exploitation

Un smartphone à base de logiciel libre, le Neo FreeRunner

Il existe plusieurs systèmes d’exploitation spécifiques aux smartphones.
Ventes mondiales de smartphones aux deuxièmes trimestres 2009 et 2010
Et au premier trimestre 2011 selon le système d’exploitation, Système
D’exploitation   2011      2010      2009
Unités  Part de marché               
Symbian Nokia 27 598 500           27,4 %   25 386 800           41,2 %   20 880 800           51 %
RIM BlackBerry 13 004 000           12,9 %   11 228 500           18,2 %   7 782 200             19 %
Android Google               36 267 800           36 %      10 606 100           17,2 %   755 900 1,8 %
iOS Apple            16 883 200           16,8 %   8 743 000             14,2 %   5 325 000             13 %
Windows Mobile             3 658 700             3,6 %     3 096 400             5 %         3 829 700             9,4 %
Linux     N/A       N/A       1 503 100             2,4 %     1 901 100             4,6 %
Autres  3 357 200             3,3 %     1 804 800             1,8 %     497 100 1,2 %
Total      100 769 300        100 %    61 649 100           100 %    40 971 800           100 %


Au premier trimestre 2011, 427,8 millions de téléphones mobiles (dont 23,6 % sont des smartphones, 101 millions) sont vendus dans le monde, +19 % sur la même période en 2010 (+85 % pour les smartphones). Au troisième trimestre sont vendus 117 millions de smartphone 11.

En France en 2010, selon l’ARCEP, l'augmentation est 4,6 % par rapport à 2009 des lignes mobiles (64,4  millions soit quasi 100 % de pénétration). Entre janvier et août 2010 en France en comparaison à l'année précédente, la vente de non smartphones a baissé de 9 % tandis que les ventes de smartphones croissent à 138 %. Au premier trimestre 2011, le taux d’équipement des français en smartphone est 31,4 % 11.

D’autres systèmes d’exploitation existent aussi comme :
MeeGo, développé par Intel et Nokia ;
Bada, développé par Samsung ;
WebOS, développé par Palm.

Nombre des ces systèmes utilisent le moteur de rendu HTML WebKit intégré dans un navigateur pour l'affichage des sites sur la toile. Il équipe les nouveaux Blackberry, Nokia travaille à son intégration sur Symbian et il est la référence sur Android et iOS12.

Normes de communication haut débit

Les ordiphones ont besoin d'une connexion à haut débit vers l'opérateur téléphonique pour tirer parti de toutes les fonctionnalités (Push Mail, VoIp, etc.). À ce jour, plusieurs normes coexistent :
GPRS (ou 2.5 G) ;
EDGE (ou 2.75 G);
3G ou UMTS;
HSDPA (ou 3G+ ou 3.5 G);
HSUPA ou HSPA+ (ou 3.75 G).
LTE (ou 4 G).

AUNG SAN SUU KYI


AUNG SAN SUU KYI


A.    
La naissance et l’enfance de l’espoir
Aung San Suu Kyi est née le 19 juin 1945 à Rangoon, est la fille du général Aung San, ce dernier a négocié l’indépendance de la Birmanie  et sa mère Daw Khin Kyi. Son nom est la composition du nom de son père Aung San, de sa grand-mère Suu  et de sa mère Kyi. Presque six mois avant l’indépendance de la Birmanie son père a été assassiné, le 19 juillet 1947 elle avait que deux ans. La disparition de leur père, Aung San Suu Kyi, sa mère et ses frères vivaient à Rangoun (appelée Rangoon ou parfois Yangon) à l’époque la capitale du pays. A huit ans elle a perdu l’un de ses deux frères, Aung San Lin  mort accidentellement.
Dans les années 1950 et 1960 sa mère gagne une importance dans le milieu politique du gouvernement où elle sera nommée ambassadrice de la Birmanie à Delhi, en Inde.
Entre temps Suu Kyi étudiait à l’école  anglaise catholique de la Birmanie et elle va rejoindre sa mère afin de terminer ses études secondaires au Lady Shri Ram college  à New Delhi en 1964.
Elle va se déménager  pour la Grande Bretagne où elle suit un cursus de philosophie, politique et économie au  St Hugh’s college d’Oxford de 1964-1967, elle terminera ses études par un doctorat (Ph. D) À la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.
A l’âge de 22 ans, la jeune étudiante déménage pour New York  en 1967, entame un second cycle d’études supérieurs et devient secrétaire assistante du comité des questions administratives et budgétaires des Nations Unies.
En 1972, elle va se marier à Michael Aris, un homme rencontré à Oxford alors qu’il était étudiant  en civilisations Tibétaines. Une après, en 1973, elle donne naissance à son premier enfant, Alexander  à Londres. En 1977, elle va donner naissance à son second enfant, Kim, né à Oxford. Suu Kyi vit alors entre le Royaume Uni et le Bhoutan, pays où habite son mari, car il fait à cette époque une étude sur l’Himalaya et le Tibet.
Sa vie en politique
Fortement influencée par la philosophie non violente du Mahatma Gandhi, Suu Kyi entre peu à peu en politique afin de travailler pour la démocratisation du pays. Le 27 septembre 1988, avec les anciens généraux Aung Gyi et Tin Oo, elle participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), qui promeut des réformes politiques en Birmanie. Elle en devient la première secrétaire générale et un symbole du désir populaire pour la liberté politique.
Elle est arrêtée le 20 juillet 1989, le gouvernement militaire lui proposant la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée ».
En 1990, la junte militaire, sous la pression populaire, met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie. Cette dernière remporte 58,7 % des voix et 392 des 492 sièges de l'assemblée, contre 21 % des voix et 10 sièges pour le parti soutenant le pouvoir militaire. Alors qu’elle doit ensuite prendre le poste de premier ministre, la junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Cela provoque un scandale au niveau international. Suu Kyi reçoit cette année-là le prix Sakharov et le prix Rafto puis le prix Nobel de la paix l’année suivante.
Elle va recevoir une somme de 1,3 millions qui lui permettre d’établir  un système de santé et d’éducation pour son peuple de Birmanie.
Elle est libérée de sa détention surveillée en juillet 1995, cependant il est très clair que si elle quittait le pays afin de rendre visite à sa famille au Royaume-Uni, elle se verrait refuser le droit de revenir en Birmanie. En 1996, en arrêtant un proche qui meurt en prison (affaire Nichols), la junte cherche à intimider Aung San Suu Kyi mais provoque un processus de sanctions internationales. En 1997, son mari Michael Aris est atteint du cancer de la prostate, cependant le gouvernement birman lui refuse le droit d’entrer pour visiter sa femme. La junte militaire essaie clairement de faire partir Suu Kyi afin de s’en « débarrasser ». Suu Kyi ne reverra jamais son mari qui meurt en 1999. De plus elle reste séparée de ses enfants, qui vivent toujours au Royaume-Uni.
Elle se voit refuser le droit de rencontrer les membres de son parti plusieurs fois. En septembre 2000, elle est mise une fois de plus en maison d’arrêt. Le 6 mai 2002, après une négociation secrète entre les Nations unies et la junte militaire, elle est libérée. Suu Kyi a alors déclaré : « C’est une nouvelle ère pour le pays ».
Lors de ses tournées, le 30 mai 2003, son convoi est attaqué dans le village de Depayin par un groupe paramilitaire payé par la junte au pouvoir. Beaucoup de ses supporters sont tués ou blessés durant cette embuscade. Suu Kyi réussit à s’échapper grâce à son chauffeur Ko Kyaw Soe Lin, mais est arrêtée un peu plus tard. Elle est alors à nouveau emprisonnée à la prison d'Insein à Rangoon. Elle est ensuite transférée en maison d’arrêt en septembre 2003 à cause de ses problèmes de santé et d’une hystérectomie.
Dans sa résidence surveillée la junte militaire s’interposait pour ses visiteurs, même pour les envoyés spéciaux de l’ONU, cette junte refusa l’entrée en Birmanie en mars 2004 de Razali Ismail, un envoyé spécial des Nations Unies et ce dernier démissionnera de son poste l’année suivante pour ce refus.
Le 28 novembre 2005, la junte militaire prolonge de six mois l’assignation de résidence de la chef de l’opposition Birmane. Cette prolongation est prise en vertu de la loi de 1975 de la protection de l’Etat (article 10b) qui vise à « protéger l’Etat d’éléments destructeurs » qui a donné le pouvoir à l’Etat d’emprisonner quelqu’un pendant cinq ans sans jugement.
Le 20 mai 2006, deux ans après le refus d’Ismail Razali d’entrée en Birmanie, la junte militaire autorise Ibrahim Gambari, l’envoyé spécial des Nations Unies va rencontrer Aung San Suu Kyi, cette visite étrangère  est la première depuis 2004.
Le 27 mai 2006, l'assignation à résidence de Aung San Suu Kyi est prolongée d'un an, ce qui provoque l’appel de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations unies, à Than Shwe le dirigeant de la junte militaire.
Suu Kyi sera hospitalisée, le 09 juin 2006, suite à de sévères diarrhées, selon un représentant des Nations unies pour un gouvernement de coalition nationale pour l’union de la Birmanie. La junte militaire rejette en bloc  ces informations.
Le 19 juin 2006, Suu Kyi passe son soixante et unième anniversaire en maison d'arrêt, sa ligne téléphonique est coupée, son courrier filtré et elle n'a pas accès aux soins médicaux qu'elle désire. Des manifestations sont organisées devant les ambassades birmanes. Le 14 mai 2007, un appel est lancé par une cinquantaine d'anciens dirigeants du monde entier pour la libération d'Aung San Suu Kyi.
Le 25 mai 2007, le régime militaire birman a une nouvelle fois prolongé d'un an l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi.
Le 22 septembre 2007, l'opposante birmane assignée à résidence depuis 2003, est exceptionnellement sortie brièvement en pleurs de sa maison à Rangoun pour saluer des moines bouddhistes qui manifestent contre la junte militaire, pour la cinquième journée consécutive.
Le 24 septembre 2007, Aung San Suu Kyi a été enfermée à la prison d’Insein. L'assignation à résidence expire le dimanche 27 mai 2007, mais est reconduite sans autre forme de procès pour un an, et l'est de nouveau le 27 mai 2008, totalisant ainsi sept ans d'assignation à résidence forcée.
En septembre 2008, des inquiétudes s'expriment quant à sa santé, elle refuserait la nourriture qui lui est apportée par la junte militaire. En mai 2009, son état de santé est de plus en plus inquiétant (« Elle ne peut pas manger, sa tension est faible, et elle souffre de déshydratation », d'après son assistante médicale).
Aung San Suu Kyi est à nouveau placée en détention le 7 mai 2009 par les autorités birmanes. Selon la secrétaire d'État française Rama Yade, l’arrestation d’Aung San Suu Kyi, accusée d’activité subversive à quelques jours de sa libération, est un « prétexte manifestement recherché pour l’écarter du processus électoral, d’autant plus que la LND, le parti politique d’Aung San Suu Kyi, est totalement laminé ». L’objectif du régime est de « tout mettre en place pour arriver aux élections législatives de 2010 sans gêne, sans entrave ».
Le 10 août 2009, Aung San Suu Kyi est condamnée à 18 mois de détention, ce qui la prive de tout moyen de participer à l'élection générale de 2010. L'Union européenne menace la junte birmane de sanctions, et la Malaisie a appelé à une réunion d'urgence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). L'opposante birmane a décidé de faire appel.
Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, boycotte les élections législatives de 2010, les premières depuis la victoire de 1990, et la participation est faible.                                Le 13 novembre 2010, aux alentours de 12 heures (heure française), la police birmane enlève les barrières posées devant la résidence d'Aung San Suu Kyi permettant sa libération, après de longues années dans sa résidence sous surveillance permanente. Elle est depuis autorisée à se déplacer librement. Le 15 août 2011, elle a rencontré le président Thein Sein. Elle soutient l'ouverture engagée par le pouvoir, qui comprend notamment la libération de nombreux prisonniers.
L’espoir renait en Aung San Suu Kyi
Ayant été autorisée à se présenter aux élections législatives partielles de 2012, elle a enregistré sa candidature le 18 janvier 2012. Le 1er avril 2012, elle remporte très largement le scrutin et obtient ainsi son premier mandat officiel : celui de députée. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), prétend avoir remporté au moins 43 sièges des 45 sièges en jeu et les résultats officiels portant sur 40 sièges indiquent que tous ceux-ci ont été remportées par la LND. Toutefois, le parti reste très minoritaire dans la chambre basse qui compte 435 sièges, et les prochaines élections générales ne sont prévues que pour 2015.
Les prix et les mérites de Aung San Suu Kyi
1.      1990 : prix Rafto décerné par la Fondation Rafto pour les droits humains.
2.      1990 : prix Sakharov pour la liberté de pensée
3.      1991 : prix Nobel de la paix
5.      2005 : prix Olof Palme
6.      2008 : Prix de la Fondation décerné in abstentia par le Forum de Crans
Montana et remis par M. Jacques Barrot Vice-président de la Commission Européenne et M. Federico Mayor Co-président du Panel des Nations Unies pour l'Alliance des Civilisations
7.      2012 : Commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur française.
Son courage et sa détermination lui a valu ce prix, elle n’a jamais cédé aux arrestations dont elle a fait à tout moment l’objet, elle a donné un ton à travers des citations ci-dessous aux femmes du monde de n’est pas entretenir la peur :
« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »
« Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. (...) Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé »











vendredi 18 mai 2012


L’ÉVOLUTION DU CLIMAT ACTUEL ET L’INFLUENCE DES ACTIVITÉS HUMAINES
Le réchauffement de la planète
Au cours du XXe siècle, les activités humaines ont entraîné une hausse des températures de 0,6 °C.
Cette hausse est due à l’augmentation des concentrations de certains gaz dans l’atmosphère (les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone). De manière générale, ces gaz polluants sont rejetés par les industries et les moyens de transports. Les phénomènes météorologiques extrêmes (sécheresses, inondations, tornades, etc.) risquent également d’être plus nombreux et plus forts au cours de ce siècle.
Combattre le changement climatique
Les hommes politiques de toute la planète organisent des conférences internationales et votent des lois pour réduire les activités humaines responsables de ce réchauffement global.
Deux Sommets de la Terre (Rio de Janeiro en 1992, Johannesburg en 2002) ont été organisés dans ce but. Le protocole de Kyoto (mis en place en 1997 et entré en vigueur en 2005) a finalement imposé aux pays industrialisés une réduction de leurs rejets de gaz à effet de serre (- 5,2 % d’ici 2008-2012, par rapport au taux de 1990). Toutefois, les États-Unis, premiers pollueurs de la planète, ne l’ont toujours pas signé.
L’objectif final est d’atteindre un développement durable qui permette à la population actuelle de vivre et de se développer, sans compromettre le développement des générations futures.
LE RÉCHAUFFEMENT DU CLIMAT
À cause des gaz polluants rejetés dans l’atmosphère par les activités de l’homme (les industries, les gaz d’échappement des voitures, etc.), le climat de la Terre se réchauffe. Ce changement climatique se produit très rapidement (on pense que la température moyenne de la planète va augmenter de 1,4 à 5,8 °C d’ici à la fin du xxie siècle). Associé aux autres menaces qui fragilisent les plantes et les animaux, il met en péril de nombreux écosystèmes et espèces. Faute d’avoir le temps de s’adapter, ou de trouver de nouvelles régions qui leur conviennent, beaucoup d’espèces de plantes et d’animaux sont probablement condamnées à disparaître si on ne parvient pas à enrayer le réchauffement de la planète.
QUELLES LOIS ONT ÉTÉ ADOPTÉES POUR LIMITER CE CHANGEMENT DU CLIMAT ?
La conférence de Kyoto, qui s’est déroulée au Japon en 1997, a fixé une loi pour lutter contre le réchauffement climatique en cours. Cette loi impose une réduction des émissions des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cette réduction devrait être de 5,2 % d’ici 2008-2012 (par rapport au taux de 1990).
Grâce à la signature de 141 pays, le texte de loi du traité de Kyoto est applicable depuis le 16 février 2005. Toutefois, les États-Unis n’ont toujours pas voté cette loi, alors qu’ils sont les premiers pollueurs de la planète.
Les changements du climat sont dus à deux facteurs naturels : les variations de la quantité d’énergie solaire reçue à la surface de la Terre et les variations de la trajectoire (orbite) de la Terre autour du Soleil.
Mais en plus de cette évolution naturelle, le climat est de plus en plus influencé par les activités polluantes des hommes.
Y A-T-IL DÉJÀ EU DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES DANS LE PASSÉ ?
Le climat a toujours évolué depuis la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d’années. Les fluctuations du climat passé (appelé paléoclimat) sont donc normales et naturelles. Il y a eu des périodes glaciaires très froides et très longues (d’une durée de 80 000 à 100 000 ans), suivies par des périodes interglaciaires plus chaudes mais plus courtes (durée de 10 000 ans environ). Il est des circonstances où les euphémismes ne manifestent plus la nécessaire prudence et la suspension du jugement que requièrent l’examen des faits et l’exercice de la raison, mais sont tout simplement l’indice d’un aveuglement, voire d’un refoulement, tant nos catégories paraissent inaptes à décrire le réel. Continuer à utiliser le terme très neutre de « changement climatique » pour nommer ce qui s’annonce chaque jour un peu plus, au fil des nouvelles communications scientifiques, comme la plus grande catastrophe à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire face, ne relèverait plus de la prudence, mais bien de l’inconscience. Tel est en tout cas le sentiment de George Monbiot, qui a assisté à la Conférence de Copenhague, durant laquelle les climatologues ont fait état des dernières avancées de leurs travaux. Les recherches les plus récentes remettent largement en cause les estimations - et donc les recommandations - contenues dans le dernier rapport du GIEC qui, contraint par la lourdeur de ses processus de validation, faisait état d’une science déjà obsolète au moment même de sa publication. Que disent ces derniers résultats ? Monbiot  résume la situation d’une formule lapidaire : « Plus nous en savons, pire c’est. »
Plus nous en savons, pire c’est.
Les résultats scientifiques communiqués par les climatologues durant la conférence qui s’est tenue cette semaine à Copenhague montrent que nous avons sous-estimé les impacts du réchauffement de la planète sur trois points importants :
• La hausse du niveau des mers au cours de ce siècle pourrait être deux ou trois fois plus importante que prévue, en partie parce que les estimations du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) ne tiennent pas compte de la fonte des glaciers du Groenland. Une telle élévation aurait de graves conséquences pour les villes côtières, les terres agricoles et les réserves d’eau douce.
• Une élévation de température de deux degrés dans l’Arctique (qui se réchauffe beaucoup plus rapidement que le reste de la planète) pourrait déclencher une activité bactérienne massive dans le sol de cette région du monde. Avec la fonte du pergélisol, les bactéries peuvent dégrader les matières organiques qui ont été emprisonnées dans les glaces et produire des milliards de tonnes de dioxyde de carbone et de méthane. Cela pourrait enclencher l’une des plus puissantes boucles de rétroaction positives au monde, où le réchauffement produirait encore plus de réchauffement.
• Une élévation de quatre degrés la température pourrait provoquer une quasi disparition des forêts tropicales humides de l’Amazonie, ce qui aurait des conséquences effroyables pour la biodiversité et les conditions météorologiques de cette région, avec pour résultat de nouvelles émissions massives de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Les arbres sont essentiellement des « bâtons de carbone » humides. Lorsqu’ils pourrissent ou brûlent, ils produisent de l’oxyde de carbone. C’est là une autre de ces rétroactions climatiques qui semblent avoir été sous-estimées dans le dernier rapport du GIEC.
Outre la réaction de panique presque animale qui m’a saisi à la lecture de ces rapports, deux faits m’ont sauté aux yeux.
Le premier, c’est que les gouvernements s’appuient sur les évaluations du GIEC qui sont obsolètes depuis des années avant même leur publication, et ce en raison de la prudence extrême des processus de validation et des règles de consensus mis en oeuvre par le GIEC. De ce fait, ses rapports revêtent une grande importance scientifique, mais cela signifie aussi que lorsque les politiques les utilisent comme guides pour déterminer quelles réductions des gaz à effet de serre sont nécessaires, ils sont toujours en retard par rapport aux évènements. C’est sûrement là un arguments fort en faveur de la publication chaque année par le GIEC de rapports intermédiaires, offrant un résumé des avancées de la science et de leurs implications pour les politiques mises en oeuvre au niveau mondial.
Le second, c’est que nous devons cesser de parler de changement climatique. L’utilisation de ce terme pour décrire des événements tels que ceux-là, avec leurs conséquences dévastatrices sur la sécurité alimentaire mondiale, l’approvisionnement en eau et les sociétés humaines, reviendrait à qualifier une invasion étrangère de « visite inattendue », ou un bombardement de « livraison non demandée ». Réchauffement climatique est un terme ridiculement neutre lorsqu’il s’agit de décrire la plus grande catastrophe potentielle à laquelle l’humanité ait jamais eu à faire.
Je pense que nous devrions l’appeler « effondrement climatique ».






 Réchauffement climatique

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/Instrumental_Temperature_Record_fr.png/350px-Instrumental_Temperature_Record_fr.png
http://bits.wikimedia.org/skins-1.20wmf1/common/images/magnify-clip.png
Différence de température globale moyenne de surface par rapport à la moyenne 1961-1990, sur la période 1880-2009.
Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère, à l'échelle mondiale sur plusieurs années. Dans son acception commune, ce terme est appliqué à une tendance au réchauffement global observé depuis les dernières décennies du XXe siècle.
Un Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) élabore un consensus scientifique sur cette question. Son dernier et quatrième rapport, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays[1], affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est très probablement[c 1] d'origine anthropique, c'est-à-dire humaine. Ces conclusions ont été approuvées par plus de 40 sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l'ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés[2].
Les projections des modèles climatiques présentées dans le dernier rapport du GIEC indiquent que la température de surface du globe est susceptible d'augmenter de 1,1 à 6,4 °C supplémentaires au cours du XXIe siècle. Les différences entre les projections proviennent de l'utilisation de modèles ayant des sensibilités différentes pour les concentrations de gaz à effet de serre et utilisant différentes estimations pour les émissions futures. La plupart des études portent sur la période allant jusqu'à l'an 2100. Cependant, le réchauffement devrait se poursuivre au-delà de cette date même si les émissions s'arrêtent en raison de la grande capacité calorifique des océans et de la durée de vie du dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
Ce phénomène implique de fortes conséquences humaines et environnementales à moyen et long terme.
Des incertitudes sur la hausse de température globale moyenne subsistent du fait de la précision des modélisations employées, et des comportements étatiques et individuels présents et futurs. Les enjeux économiques, politiques, sociaux, environnementaux, voire moraux, étant majeurs, ils suscitent des débats nombreux, à l'échelle internationale, ainsi que des controverses.
Le climat global de la Terre connaît des modifications plus ou moins cycliques de réchauffements alternant avec des refroidissements qui diffèrent par leur durée (de quelques milliers à plusieurs millions d'années) et par leur amplitude. Depuis 60 millions d'années, la Terre connaît un refroidissement général, avec l'apparition de la calotte glaciaire antarctique il y a 35 millions d'années et de la calotte glaciaire de l'hémisphère nord il y a 4 millions d’années.
Depuis 800 000 ans, le climat terrestre connaît plusieurs cycles de glaciation et de réchauffement, d'environ 100 000 ans chacun. Chaque cycle commence par un réchauffement brutal suivi d’une période chaude de 10 000 à 20 000 ans environ, appelée période interglaciaire. Cette période est suivie par un refroidissement progressif et l'installation d’une ère glaciaire. À la fin de la glaciation, un réchauffement brutal amorce un nouveau cycle. Nous vivons actuellement depuis plus de 10 000 ans dans une période interglaciaire (voir figure), et l'actuelle évolution climatique se place par rapport au réchauffement naturel postérieur à la dernière glaciation.
Grâce à l'étude des carottages de glace et plus précisément de l'analyse de la composition isotopique de l'oxygène piégé dans la glace, les températures atmosphériques des cycles glaciaires de l’ère quaternaire ont pu être reconstituées[4]. La carotte glaciaire la plus profonde a été forée dans le cadre du projet Epica, en Antarctique, à plus de 3 500 mètres de profondeur et permettant de remonter l'histoire du climat en Antarctique jusqu'à 800 000 ans[5]. Les carottes de glace contiennent des bulles d'air et des indications sur la teneur en gaz de l'atmosphère d'autrefois. Certains croient que ceci montre que les températures globales sont liées à la quantité de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère mais il faut bien faire attention à ne pas confondre cause et effet. En effet, 90 % de l'effet de serre étant produit par la vapeur d'eau et les nuages, cela ne prouve pas que le CO2 a une influence significative sur le climat.
Les variations du climat sont corrélées avec celles de l'insolation, des paramètres de Milanković, de l'albédo, des cycles solaires et des concentrations dans l'atmosphère des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone et des aérosols.
Amplitudes des variations climatiques
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Variations du climat global depuis 540 millions d'années.
Au cours du quaternaire, l'amplitude thermique a été de l'ordre de 10 °C, mais avec des hausses de température n'ayant jamais dépassé de plus de 4 °C la température moyenne annuelle de la fin du XXe siècle.
En revanche pour les cycles plus anciens, comme durant le
Permien, la température moyenne globale a atteint 22 °C soit 8 °C de plus par rapport à la moyenne actuelle, comme on peut le voir sur le graphique ci-contre. Durant ces périodes chaudes qui ont duré plusieurs dizaines de millions d'années, la Terre était dépourvue de calottes polaires.
Le maximum thermique entre le paléocène et l'éocène, il y a 56 millions d'années, est particulièrement intéressant car il semble dû à un dégagement de gaz à effet de serre, mais étalé sur plusieurs milliers d'années. Le réchauffement total fut de 5°C, au rythme modéré de 0,025°C par siècle, très inférieur au rythme observé actuellement. Son impact fut important sur les espèces marines dont certaines disparurent à la suite de l'acidification des océans, les espèces animales ou végétales terrestres réussissant pour la plupart à s'adapter ou à migrer.
Temps historiques
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Explication détaillée du graphique (en). Les reconstitutions sont faites à partir de la dendrochronologie, des mesures dans les glaciers entre autres.
À l'intérieur des grandes fluctuations climatiques terrestres, se trouvent des variations plus brèves et plus limitées en intensité. Ainsi, au cours du dernier millénaire, est apparue en Europe occidentale une période chaude entre le Xe siècle[réf. nécessaire] [7] et le XIIIe siècle siècle, appelée « optimum climatique médiéval » : c'est l'époque où les navigateurs vikings découvrent et baptisent le Groenland (littéralement « Pays vert ») et fondent des colonies à l'extrême sud de l'île. De même, l'époque des Temps Modernes (1550-1850) connut une période de refroidissement que les historiens appellent le « petit âge glaciaire » caractérisé par des hivers très rigoureux, dont le terrible hiver 1708-1709. Cette année-là, les céréales manquèrent dans la plus grande partie de la France, et seuls la Normandie, le Perche et les côtes de Bretagne ont pu produire assez de grain pour assurer les semences. Dans la région parisienne, le prix du pain atteignit, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous ordinairement. De nombreux arbres gelèrent jusqu'à l'aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France, les températures les plus basses étant atteintes entre le 10 et le 21 janvier.
Selon les reconstitutions de températures réalisées par les climatologues, la dernière décennie du XXe siècle et le début du XXIe siècle constituent la période la plus chaude des deux derniers millénaires (voir graphique). Notre époque serait même un peu plus chaude (de quelques dixièmes de degrés) que ne le fut l'optimum climatique médiéval.
Observations liées au réchauffement climatique actuel
Plusieurs changements ont été observés dans le monde qui ont conduit à conclure à l'existence d'un réchauffement climatique planétaire. En France, un observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), créé en 2001, coordonne les observations.
Évolution des températures
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Température moyenne de surface entre 1856 et 2009. La baisse ponctuelle en 1992-1993 est attribuée aux aérosols dégagés lors de l'éruption du Pinatubo en 1991.
Les mesures terrestres de température réalisées au cours du XXe siècle montrent une élévation de la température moyenne. Ce réchauffement se serait déroulé en deux phases, la première de 1910 à 1945, la seconde de 1976 à aujourd'hui. Ces deux phases sont séparées par une période de léger refroidissement. Ce réchauffement planétaire semble de plus corrélé avec une forte augmentation dans l'atmosphère de la concentration de plusieurs gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d'azote[10].
Les 10 années les plus chaudes entre 1880 et 2011
Années
Écarts par rapport
à la moyenne de
1961–1990
1
2010
+0,53 °C
2
2005
+0,53 °C
3
1998
+0,52 °C
4
2009
+0,49 °C
5
2003
+0,49 °C
6
2002
+0,49 °C
7
2007
+0,48 °C
8
2004
+0,44 °C
9
2001
+0,43 °C
10
2008
+0,38 °C
L'élévation de la température moyenne du globe entre 1906 et 2005 est estimée à 0,74 °C (à plus ou moins 0,18 °C près), dont une élévation de 0,65 °C durant la seule période 1956-2006[12],.
L’analyse du Goddard institute for space studies (GISS) de la NASA montre que la moyenne mondiale de la température de l’air de surface entre 1997 et 2008 est de 0,44 °C au-dessus de la moyenne mondiale établie entre 1951 et 1980. Selon le même institut, l'année 2010 a été l'année la plus chaude (à égalité avec 2005, et pour la moyenne des températures planétaires), et marque la fin de la décennie et d'une suite de 30 années les plus chaudes jamais enregistrées par la météorologie, ceci malgré un net refroidissement de certaines zones de l'hémisphère nord par La Niña, et malgré les effets d'une faible activité solaire. Le réchauffement s'est globalement poursuivi sans discontinuer de 1980 à 2010, sur 30 ans, intervalle de temps généralement considéré par les météorologues comme suffisant à titre de tendance sur le court terme.
Parmi les dix années les plus chaudes depuis un siècle, neuf sont postérieures à l'an 2000.
Le quatrième rapport du GIEC estime comme très probable le fait que les températures moyennes dans l’hémisphère nord aient été plus élevées pendant la seconde moitié du XXe siècle que durant n’importe quelle autre période de cinquante ans au cours des cinq derniers siècles, et probable le fait qu’elles aient été les plus élevées depuis 1 300 ans au moins.
Selon les prévisions actuelles, le réchauffement planétaire se poursuivrait au cours du XXIe siècle mais son amplitude est débattue : selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions pour les 50 années à venir vont de 1,8 à 3,4 °C.
 Conséquences du réchauffement climatique sur l'homme et la biosphère
Au-delà des conséquences directes, physiques et climatiques, du réchauffement planétaire, celui-ci influera sur les écosystèmes, en particulier en modifiant la biodiversité.
Les scientifiques commencent à proposer des projections jugées relativement fiables du devenir de la biodiversité sur la base de 5 facteurs déterminants : la dégradation et la destruction des habitats, le changement climatique, la disponibilité des éléments nutritifs, la surexploitation des ressources biologiques et les espèces invasives.
La convention sur la diversité biologique (CDB) a en 2010 proposé des scénarios de réponses de la biodiversité face au changement global. Ces outils prospectifs issus de modèles statistiques, d'expérimentations et des tendances observées visent à aider le dialogue. À partir des travaux publiés dans des journaux scientifiques évalués par les pairs, la CDB (via DIVERSITAS, le PNUE-WCMC) a produit ces « scénarios de biodiversité » avec la participation d'environ 40 experts, dont huit français.
En France, la fondation biodiversité (FRB), dans le cadre du programme phare « modélisation et scénarios de biodiversité » a traduit en français ce cahier technique.
Dans le monde, selon le GIEC, la capacité de nombreux écosystèmes à s'adapter naturellement sera probablement dépassée par la combinaison  sans précédent des :
Le déséquilibre naturel qui s'en suivra pourrait entraîner la disparition de plusieurs espèces animales et végétales. C'est une préoccupation dont les États, comme la France[115], commencent à tenir compte. Pour l'ensemble des populations humaines, ces effets « physiques » et « écologiques » auront de fortes répercussions. La très grande complexité des systèmes écologiques, économiques et sociaux affectés par le réchauffement climatique ne permet pas de faire des prévisions chiffrées comme pour la modélisation physique de la Terre.
Au niveau biologique et écologique, un consensus scientifique a été atteint sur les points suivants :
  • certaines espèces verront peut-être (et éventuellement provisoirement) leur population et leur aire de répartition augmenter (par exemple pour la marmotte à ventre jaune[116]), mais le bilan global du réchauffement climatique en termes de biodiversité sera négatif selon un certain nombre d'études[117],[118],[119] et selon le consensus du quatrième rapport du Giec qui envisage la disparition de 40 à 70 % des espèces évaluées[a 9] ;
  • certains systèmes naturels seront plus affectés que d'autres par le réchauffement planétaire. Les systèmes les plus sensibles seraient : les glaciers, les récifs coralliens, les mangroves, les forêts boréales et tropicales, les écosystèmes polaires et alpins, les prairies humides. Le blanchissement des récifs coralliens a été observé pour la première fois dès 1979 dans les Antilles. Ce phénomène s'est développé régulièrement dans l'espace et le temps à des échelles toujours plus grandes, par exemple à l'échelle de l'océan Indien en 1998[121]. Si le réchauffement continue au rythme actuel, on craint une extinction de masse des récifs coralliens à l'échelle planétaire à partir de 2015 / 2020 ;
  • les dommages causés aux systèmes naturels, que ce soit par leur ampleur géographique ou leur intensité, seront proportionnels à l’intensité et à la rapidité du réchauffement planétaire.
Conséquences négatives pour l'humanité
Le Giec prévoit des conséquences négatives majeures pour l'humanité au XXIe siècle :
  • une baisse des rendements agricoles potentiels dans la plupart des zones tropicales et subtropicales ;
  • une diminution des ressources en eau dans la plupart des régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • une diminution du débit des sources d'eau issues de la fonte des glaces et des neiges, suite à la disparition de ces glaces et de ces neiges.
  • une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies torrentielles, les tempêtes et les sécheresses, ainsi qu'une augmentation de l'impact de ces phénomènes sur l'agriculture ;
  • une augmentation des feux de forêt durant des étés plus chauds ;
  • l'extension des zones infestées par des maladies comme le choléra ou le paludisme. Ce risque est fortement minimisé par le professeur spécialiste Paul Reiter[122] mais le gouvernement du Royaume-Uni fait remarquer que ce professeur a choisi d'ignorer tous les rapports récents qui le contredisent[123] ;
  • des risques d'inondation accrus, à la fois à cause de l'élévation du niveau de la mer et de modifications du climat ;
  • une plus forte consommation d’énergie à des fins de climatisation ;
  • une baisse des rendements agricoles potentiels aux latitudes moyennes et élevées (dans l'hypothèse d'un réchauffement fort).
Conséquences positives pour l'humanité
Elles sont aussi associées au réchauffement prévu au XXIe siècle :
  • une plus faible mortalité hivernale aux moyennes et hautes latitudes ;
  • une augmentation éventuelle des ressources en eau dans certaines régions sèches tropicales et subtropicales ;
  • une hausse des rendements agricoles potentiels dans certaines régions aux latitudes moyennes (dans l'hypothèse d'un réchauffement faible) ;
  • l'ouverture de nouvelles voies maritimes dans l’arctique canadien suite à la fonte des glaces dans le passage du Nord-Ouest.


La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est signée en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Elle entre en vigueur le 21 mars 1994. Les signataires de cette convention se fixent comme objectif de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère à « un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du climat »[161]. Les pays développés ont comme objectif de ramener leurs émissions de gaz à effet de serre en 2010 au niveau de 1990[162], cet objectif n'étant pas légalement contraignant[réf. souhaitée].
En 1997, les signataires de la convention cadre adoptent le protocole de Kyoto, dont la nouveauté consiste à établir des engagements de réduction contraignants pour les pays dits de l'annexe B (pays industrialisés et en transition) et à mettre en place des mécanismes dit « de flexibilité » (marché de permis, mise en œuvre conjointe et mécanisme de développement propre) pour remplir cet engagement. Le protocole de Kyoto entre en vigueur le 16 février 2005 suite à sa ratification par la Russie[réf. souhaitée].
En juillet 2006, le protocole de Kyoto est maintenant ratifié par 156 États[163]. Les États-Unis et l'Australie (voir ci-dessous) ne sont pas signataires. Les États-Unis sont pourtant le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre avec environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre[164]. Les pays de l'annexe B se sont engagés à réduire leurs émissions de six gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, SF6, HFC, PFC) de 5,2 % en 2008-2012 par rapport au niveau de 1990.
Après la victoire des travaillistes aux élections législatives australiennes du 24 novembre 2007, le nouveau premier ministre Kevin Rudd annonce avoir ratifié le protocole de Kyoto[165].
Des pays en voie de développement fortement contributeurs aux émissions comme l'Inde, 5e émetteur mondial, et la Chine, 1re émettrice[164], n'ont pas d'objectifs de réduction car ils étaient considérés comme insuffisamment industrialisés et parce que leurs niveaux d'émissions ramenés au nombre d'habitants sont extrêmement faibles[réf. souhaitée].
[modifier] Union européenne
L'Union européenne a lancé en 2005 le système communautaire d'échange de quotas d'émission (1er marché de « permis contraignant » au niveau mondial). En octobre 2006, le Comité économique et social européen (CESE) active son Observatoire du développement durable (ODD)[166]. La Commission européenne publie le 29 juin 2007 un « Livre vert » sur l'adaptation au changement climatique de l'Union européenne[167]. Il prône à la fois l'adaptation et l'atténuation, l'amélioration des connaissances (y compris sur les besoins et coûts d’adaptation - Cf. 7e programme-cadre de recherche de l’UE (2007-2013)), l’élaboration de stratégies et d’échanges de bonnes pratiques entre pays, de nouveaux produits assurantiels (« dérivés climatiques », « obligations catastrophe », l’adaptation des marchés européens des assurances (cf. directive « Solvabilité II ») et des fonds « catastrophes naturelles » ainsi que des politiques agriculture et pêche, avec le développement d’une solidarité interne à l’UE et avec les pays extérieurs touchés. 50 millions d'euros sont réservés par la Commission pour 2007-2010 pour favoriser le dialogue et l’aide à des mesures d’atténuation et d’adaptation ciblées, dans les pays pauvres.
La Directive sur le système européen d'échange de droits d'émission devait être modifiée en 2008, pour inclure notamment les émissions de l'aviation. Cela fut refusé par le Conseil mais devrait être tout de même inclus d'ici 2012[168].
La proposition sur les limites d'émission des voitures (130 g de CO2 par km[169]) fut validée par le parlement européen le second semestre 2008[170]. De nouvelles mesures doivent être prises afin de ramener ce taux d'émission à 120 g de CO2 par km.
La France a publié une « Stratégie nationale d’adaptation au changement climatique » en juillet 2007[note 7] et envisageait une gouvernance adaptée[171], notamment dans le cadre du Grenelle Environnement. En juillet 2011, la France a publié le premier « Plan national d’adaptation au changement climatique ». Il prévoit 80 actions déclinées en 230 mesures concrètes dont le coût est estimé à 171 millions d’euros [172].
L'UE disposait en 2006 de 66% de la puissance mondiale installée en éolien terrestre et offshore, devant les États-Unis (16 %), l’Inde (8 %) et le Japon (2 %) et d'un tiers[173] du parc nucléaire mondial. Cela la rend moins dépendante des énergies fossiles que la Chine et les États-Unis.
L'UE encourage aussi tous les acteurs à préparer leur adaptation au changement climatique[174].
Régions et collectivités d'Europe et des États-Unis pourraient coopérer pour le climat : Mercedes Bresso (la présidente du Comité des Régions) et Elisabeth B. Kautz (Présidente de la Conférence des maires américains ; organisation officielle des maires des quelque 1 200 villes de plus de 30 000 habitants que comptent les États-Unis, qui est une sorte d'équivalent de la Convention des maires européenne, qui rassemble en 2010 2 000 villes, dont 25 capitales, et 100 régions), ont signé le 5 mai 2010 un « Mémorandum d'entente et de coopération » pour lutter contre le changement climatique[175].
[modifier] États-Unis
Deuxième pays pollueur derrière la Chine[176], les États-Unis via l’administration de George W. Bush refusent de présenter de nouveau en juillet 2005 le traité pour ratification considèrant celui-ci comme un frein pour l’économie nationale et que le combat contre le réchauffement climatique doit se faire non pas avec une simple réduction des gaz à effet de serre, mais par une meilleure gestion de leur émission.
De nombreux États des États-Unis, comme la Californie, ont néanmoins pris des mesures fédérales de restriction sur les gaz à effet de serre.
[modifier] Lutte contre le réchauffement climatique aux États-Unis

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Éoliennes au Texas.
Depuis 2001, les États du Texas, de la Californie, du New Hampshire, ont instauré un dispositif de contrôle des émissions de gaz pour différents secteurs industriels et énergétiques. Le dispositif adopté par la Californie, qui s'applique depuis 2009, prévoit de réduire les émissions de gaz polluants de 22 % en moyenne d'ici 2012 et de 30 % d'ici 2016.
En outre, le principe des marchés des permis d’émission consiste à accorder aux industriels « pollueurs » gratuitement, à prix fixe ou aux enchères, des quotas d'émissions de CO2, que ceux-ci peuvent ensuite s'échanger. Chaque émetteur de CO2 doit alors vérifier qu’il détient autant de permis d'émission que ce qu'il va émettre. Dans le cas contraire, il se trouve contraint soit de diminuer ses émissions, soit d’acheter des permis. Inversement, si ses efforts de maîtrise des émissions lui permettent de posséder un excédent de permis, il peut les vendre.
  • la voiture électrique : L'objectif de ventes de véhicules hybrides et électriques a été revu à la hausse : 5 millions d'unités à l'horizon 2020, avec un temps intermédiaire de 500 000 immatriculations en 2015. Le gouvernement prevoit des allocations budgétaires pour soutenir la filière de l'électrification, promettant une enveloppe de 12 milliards d'euros de subventions pour les entreprises, notamment dans le domaine des infrastructures. Le client final n'est pas oublié et les autorités chinoises évoquent un dispositif de prime à l'achat renforcé

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